"Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêvez de faire, faites-la."
Certains d'entre vous nous disent qu'ils sont impressionnés par notre expérience. J'ai envie de vous dire que pour nous c'est la chose la plus naturelle du monde, ça fait partie de notre chemin, de ce que "nous pouvons faire et rêvons de vivre." En même temps c'est une petite résurrection par rapport au temps vécu ici il y a quarante ans. Beaucoup de choses sont différentes, ou nouvelles - par exemple le lien qui nous unit à vous. Et c'est pourquoi, tout ce que nous voyons, nous le vivons en résonnance avec vous et c'est ce qui me pousse à vous le raconter.
Depuis notre arrivée nous sommes accueillis, entourés d'une magnifique famille, nourris, logés, transportés à travers la ville et maintenant c'est le moment de lever le camp et d'amorcer une nouvelle
étape. Pressentant l'approche de ce moment, dans la nuit de samedi à dimanche, la petite machine à se faire du souci a supplanté pendant quelques heures la petite voix intérieure qui me dit que tout ira bien et sera conduit et j'ai écrit:
Dans trois jours après ce temps privilégié où nous sommes ensemble dans la famille Mpona, Jean-Claude sera très loin, au monastère pour le CPT, et moi je logerai en ville, mais sans moyen de
déplacement. Tout à coup j'ai vu ce qui était devant moi dans un grand flou. Nous avons constaté qu’il est pratiquement impossible de prendre un taxi (le taxi express fait 10 $ la course, et les autres taxis ne sont pas recommandés pour une blanche seule). Je me voyais dans l'impossibilité matérielle de me rendre à l’atelier comme prévu et de prendre contact avec les amis. Quant au microcrédit, depuis que nous sommes ici, chaque fois que nous venons sur le sujet, nous entendons dire que ça ne marche pas et ne peut pas marcher à Kinshasa parce que les gens ici sont incapables de tenir un engagement et que c'est le fiasco.
nous avions une consultation avec le comité de l'Accojed qui patronne l'atelier de poterie et du microcrédit.
Et là d'un seul coup, la voie s'est ouverte : tout d'abord nous avons reçu des très bons échos de l’atelier, et puis nous avons eu la bonne surprise d'entendre que le processus de microcrédit vient de démarrer. Ils se sont lancés avec la modique somme de 1000$ qu'ils avaient à disposition! 20 femmes ont reçu une formation, présenté un projet qui a été approuvé, reçu un premier prêt de 50 à 100$ et signé un engagement de remboursement.
Le processus est accompagné par Anderson Lubaku, "une personne de confiance de l'Eglise du Christ au Congo, qui a remonté l'église en temps de naufrage financier" selon Alfred. Il est formateur certifié en matière de microfinances par la Banque mondiale. Son point de vue est que le microcrédit est en plein essor, aussi à Kinshasa et il a relaté de nombreux exemples. Tout cela nous a donné une bonne impression et nous permet de nous mettre en position d’interlocuteurs et de facilitateurs de contacts dans le sillage de leur initiative.
Le cadeau, à la fin de cette consultation, est qu'Anderson a décidé de mettre son chauffeur et son véhicule à ma disposition trois matinées par semaine pour me conduire du centre ville à l’atelier de poterie !!! Je lui ai presque sauté au cou pour le remercier. Il m'a répondu : « C'est normal que je fasse ça pour la soeur de Soeur Ursula!! En effet ma sœur a été missionnaire dans son village d’origine et il fait ce geste par reconnaissance pour elle.
Le processus est accompagné par Anderson Lubaku, "une personne de confiance de l'Eglise du Christ au Congo, qui a remonté l'église en temps de naufrage financier" selon Alfred. Il est formateur certifié en matière de microfinances par la Banque mondiale. Son point de vue est que le microcrédit est en plein essor, aussi à Kinshasa et il a relaté de nombreux exemples. Tout cela nous a donné une bonne impression et nous permet de nous mettre en position d’interlocuteurs et de facilitateurs de contacts dans le sillage de leur initiative.
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| La passerelle pour aller à l'église, chaque fois un petit haut-le -coeur : passera - passera pas? |
Nous sommes par moment désarçonnés quand nous vivons dans la dépendance plus radicale que d'habitude d'éléments qui nous dépassent parce que nous avons suivi le rêve de notre cœur. Une parole de Goethe atterrie "par hasard" chez moi s'envole maintenant vers vous, accompagnée de notre amitié pour vous :
"Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêvez de faire, faites-la."
Il existe une vérité première dont l'ignorance a déjà détruit d'innombrables idées et de superbes projets : au moment où l'on s'engage totalement, la providence éclaire notre chemin. Une quantité d'éléments sur lesquels l'on ne pourrait jamais compter par ailleurs contribue à aider l'individu. La décision engendre un torrent d'événements et l'individu peut alors bénéficier d'un nombre de faits imprévisibles, de rencontres et du soutien matériel que nul n'oserait jamais espérer. Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêvez de faire, faites-la. L'audace a du génie, de la puissance et de la magie. Commencez dès maintenant. » Goethe



Merci chère Thérèse pour toutes ces bonnes nouvelles. Nous pensons fort à vous !
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