jeudi 21 juin 2012

Quelques moments-clés

Quelques moments-clés au Centre d'initiation aux arts 

pour les enfants de la rue à Kinshasa

de janvier à juin 2012





L'histoire de l'atelier pour les enfants de la rue a commencé le jour où le jeune potier Arobase Kazadi s'est dit,  en regardant les enfants qui trainaient dans sa rue: "J'e n'ai rien, ils n'ont rien, j'ai faim, ils ont faim...Je vais les inviter : nous allons manger ensemble..." Et ce fut le début de l'aventure du Centre d'initiation aux arts pour les enfants de la rue que j'ai relaté sur le site du Réseau solidarité.



Construction d'une petite pièce supplémentaire

Dans la même logique, en début d'année Arobase a décidé d'offrir le gîte aux enfants sans toit. Mais l'atelier qui lui sert en même temps de logis s'est avéré trop petit. La construction d'une petite chambre supplémentaire s'imposait. Elle a servi d'abri pour la nuit et de salle de classe pour le cours d'alphabétisation. 

Le Réseau solidarité a fait de ce soutien un projet communautaire.




L'alphabétisation
Deux jeunes au chômage suivent assidûment les cours de poterie qu'Arobase donne à l'atelier de Ngaliema. L'idée est venue de leur proposer de commencer un cours d'alphabétisation avec les enfants de l'atelier.
Ils ont débuté avec 30 enfants. "Les enfants sont tellement contents de suivre les cours. J'ai même demandé les chaises chez les voisins pour que les enfants s'asseyent, sinon c'est très difficile." nous écrit Arobase. 

Chercher l'argile


Dans l'atelier, le plus important c'est l'argile, et pour en trouver c'est un parcours de combattant. Il faut louer un camion et aller à 30 km de la ville, où on la trouver à l'état brut au bord d'une rivière.



Le four détruit

Avec grande débrouillardise, Arobase a construit lui-même son four de poterie dans un fût, il l’a doublé de briques faites sur mesure et garni de résistances électriques. Toute une aventure…. Avec l'autorisation de la police il l’a branché sur le courant, au bord de la rue.


Mais le 1er juin 2012, c’est le choc :


"Aujourd'hui je suis surpris de voir que notre pays est terrible : rien que pour préparer le Sommet de la Francophonie les policiers sont entrain de détruire toutes les installations qui sont en plein air . En rentrant de l'Académie, j'ai trouvé mon four complètement détruit."

Le coup est dur, le four pour le potier c'est aussi important que sa maison. Mais déjà quelques jours plus tard, Arobase écrivait:


"Ce jeudi je vais faire tout pour acheter 1 autre fût et le dimanche je vais fabriquer le moule pour les briques (je recommence le four) et le Seigneur va nous aider. Il est en train de nous visiter à travers tout ce problème et il va nous donner la solution."

En même temps Arobase construit un deuxième four sur ce modèle pour l'atelier de l'église.

 





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